Test du home-trainer BKOOL Smart Pro

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TOUS LES PARCOURS DANS VOTRE SALON

Le BKool Smart Pro est l’un des moins chers parmi les home-trainers connectés. Malgré quelques défauts, il suffit pour rendre les séances d’entraînement en intérieur ludiques et efficaces.

Autour de 500 €, le BKool Smart Pro semble une bonne affaire si l’on se réfère à ses possibilités. Il promet une simulation de pentes jusqu’à 20 % et une résistance jusqu’à 1200 watts. Le tout en profitant de parcours suivis par rapport à des traces GPS partagées, voire même en vidéo, et des compétitions virtuelles avec d’autres utilisateurs connectés. De quoi égayer les entraînements pendant les longues soirées d’hiver, et trouver la motivation nécessaire quand il est impossible de rouler en extérieur.

COMPACT ET FACILE À UTILISER

Plutôt classique d’apparence, le BKool Smart Pro ressemble au premier abord à n’importe quel home-trainer sur un trépied, et sur lequel on vient fixer la roue arrière. Relativement lourd (11,6 kg), il se replie très facilement et prend très peu de place une fois rangé. Les deux pieds principaux sont extensibles, ce qui permet de stabiliser parfaitement l’engin.

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Le vélo se place aisément, en utilisant le blocage de roue spécifique prévu pour s’adapter idéalement au système de serrage. Il n’y a aucun réglage à effectuer, car quel que soit le vélo utilisé (vélo de route, VTT, ou même un vélo enfant…), c’est tout simplement la roue avec le poids du cycliste qui vient s’appuyer d’elle-même sur le rouleau. Les choses se corsent avec le support de roue avant, certes extrêmement simple à placer, mais qui ne suffit pas à remettre le vélo à l’horizontal. C’est donc légèrement penché en avant qu’il va falloir pédaler, à moins de cumuler les cales sous le support. Sous un vélo de taille S, nous avons relevé 2 cm de hauteur de différence entre les roues arrière et avant. Ce support est peut-être universel, mais il nous aurait semblé plus judicieux d’en prévoir un en priorité pour les vélos de route qui sont sans doute les plus concernés par ce type de pratique. Pour fonctionner, le BKool Pro nécessite d’être placé pas très loin d’une prise de courant, car il a besoin d’être alimenté pendant l’exercice.

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UN LOGICIEL MOINS INTUITIF

Un bon point pour le logiciel associé, téléchargeable à partir de www.bkool.com compatible PC, Mac et tablettes (en utilisant un adaptateur, non fourni), ce qui est loin d’être toujours le cas pour ce type de produit. La communication entre l’ordinateur et le BKool Pro s’effectue par l’intermédiaire du protocole ANT+, en utilisant une petite clé USB fournie. Mais attention aux problèmes de connexion assez fréquents. Mieux vaut alors utiliser une rallonge, pour installer la clé USB au plus près du BKool, ce qui ne garantit même pas un résultat immédiat. Cette même clé permet également d’appairer vos capteurs, tels que capteur de fréquence cardiaque, capteur de puissance ou capteur de cadence. Démarrer une séance sur les chapeaux de roue est en tour cas peu envisageable. Il faut ensuite s’enregistrer sur le site, et choisir entre une version gratuite et une version Premium. Cette version payante se montre abordable : 10 € pour un abonnement au mois, 8 € par mois dans le cadre d’un abonnement annuel, avec la possibilité de reporter les mois où l’appareil n’est pas utilisé. Néanmoins, vous pouvez aussi bénéficier d’une période d’essai quasiment gratuite, à 0,97 € pour trois mois, avec un code de réduction livré avec l’appareil.
La bonne idée de la communauté BKool, c’est d’être ouverte aux utilisateurs équipés d’un autre home-trainer connecté. La version gratuite est limitée, avec des fonctions inaccessibles, comme par exemple les vues en 3D, les courses sur vélodrome ou la vidéo. La version Premium offre un accès illimité à plus de 500 000 parcours et à un simulateur en 3D. Votre profil peut aussi être directement synchronisé avec Strava, ce qui permet de reproduire facilement et ultérieurement vos propres itinéraires. Cette option vous permet d’être virtuellement classé sur tous les segments Strava que vous parcourez à l’occasion, que ce soit autour de chez vous, ou à l’autre bout du monde. De notre point de vue, cela s’apparente à un manque flagrant d’équité, et nous ne comprenons pas que Strava permette à des fichiers virtuels d’intégrer ses classements. Surtout que les conditions en indoor ne sont jamais équivalentes à la réalité, même si le home-trainer fait bien son boulot. BKool propose bien d’agir si on le souhaite sur les conditions météo : par exemple en affrontant la force et le sens du vent comme si vous y étiez en temps réel. Mais il y a aussi la possibilité de réduire la difficulté de la pente, et pourtant de parcourir la même trace.
Globalement, et même si le site est traduit en Français, il n’est pas vraiment ergonomique. Consulter son profil, programmer des séances, naviguer dans les différentes options demande de s’y atteler sérieusement. Le logiciel, qui apparaît à l’écran pendant la séance à proprement dite est plus clair. Mais manipuler l’ordinateur en étant sur le vélo est loin d’être simple.

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UN COUP DE PÉDALE PROCHE DE LA RÉALITÉ

Heureusement, toutes ces contrariétés sont oubliées au moment de démarrer une séance avec le BKool Pro. Le côté minimaliste du trépied n’influe pas sur le rendu du coup de pédale, relativement proche de celui de la route. Démarrer un circuit depuis le logiciel implique donc que le home-trainer soit branché, qu’il communique avec l’ordinateur, et qu’enfin on soit connecté sur le site www.bkool.com. Après avoir choisi un parcours, partagé par un autre utilisateur ou pioché parmi notre propre base de données, le site propose 10 mn d’échauffement à puissance moyenne avant de commencer le circuit. Si la fréquence cardiaque affichée est la même que sur le compteur, que la puissance estimée est très proche (à quelques watts près) de celle réellement calculée par un capteur de puissance, on constate un décalage au niveau de la cadence de pédalage. Et c’est une constante tout au long de l’exercice, avec 4 ou 5 tours/minute de plus sur le logiciel. Les sensations à l’effort restent proches de la route, avec des variations de difficultés très sensibles dès que la route suivie est censée monter. Sur un parcours vallonné, on perçoit très bien l’inertie reproduite autant que possible par le logiciel. Au pied d’une pente, il se passe quelques secondes avant que la difficulté soit vraiment ressentie, et il se passe la même chose avant une descente ou un replat. Au-delà de 6/7 %, petit plateau obligatoire, et même jusqu’au 25 dents pour nous sur les pentes les plus rudes. D’ailleurs, au-delà de 11%, l’effort devient franchement pénible : contrairement à la route, on ne peut quasiment pas se mettre en danseuse, ou du moins balancer le vélo de droite à gauche, ce qui rend le coup de pédale très saccadé (comme sur la route même si on le perçoit moins au bruit). La séance peut vite se transformer en séance de torture si le parcours choisi est trop difficile, ou si les braquets ne correspondent pas. On perçoit aussi très bien les descentes, mais pas les virages en revanche. Descendre l’Alpe d’Huez à 70 de moyenne sans freiner est possible. Une des limites des parcours virtuels. D’ailleurs, avec un peu de pratique, on évite les descentes : donné pour 75dB à 30 km/h, le BKool Pro devient très bruyant au fur et à mesure que la vitesse augmente. À 60 et plus c’est une horreur pour les voisins. En plus d’une séance sur vélodrome qui peut s’apparenter à un jeu d’arcade (surtout lorsque d’autres utilisateurs sont connectés en même temps), on a le choix entre un circuit suivi sur une carte (avec le dénivelé reproduit) et un circuit suivi sur carte et vidéo. L’avantage de la communauté BKool, c’est de pouvoir télécharger soi-même des vidéos (avec une caméra GPS), sur des parcours que l’on a déjà parcouru, et de les partager ensuite.

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 Offre de Noël: 600.- Frs.

En test au magasin

Pour marque-pages : Permaliens.

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